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CHRISTIAN GRACIEL – Quand Design Mode rime avec nature et matières nobles

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Christian Graciel, qui êtes-vous ? Parlez-nous un peu de vous…

Je suis né au Cameroun en 1970. Ma mère m’a donné deux prénoms : Christian, mais surtout Graciel, qui se décompose en deux mots en français : “la grâce” et “le Ciel” (grâce au ciel). Ce prénom est intrinsèquement lié à ma naissance puisque, à peine venu au monde, j’ai été déclaré mort par le médecin et mon corps de nouveau né a été entreposé dans une pièce adjacente, et laissé de côté jusqu’à ce qu’un
étudiant en médecine me remarqua et entrevit en moi une lueur d’espoir. Il m’a alors réanimé et c’est comme cela que je suis réellement né. Cet instant significatif et très symbolique se reflète beaucoup dans mon existence, mais aussi dans mes créations car un de mes principes clés est de redonner une nouvelle vie aux matériaux que l’on pense inutilisables. Je les réutilise, les ressuscite pour les transformer en sacs, en boîtes, en bijoux. C’est toute l’histoire de ma vie depuis ma naissance et cet événement a toujours été extrêmement inspirant.

Avant de devenir designer, vous étiez danseur. Vous semblez être quelqu’un de très artistique. Cependant, comment vous est venu le goût pour le design et la mode ? Quel est votre premier souvenir lié à la mode ?

Oui en effet. Durant ma jeunesse, j’ai fait beaucoup de danse classique. J’ai aussi joué au football à haut niveau. J’ai toujours eu une sensibilité artistique exacerbée mais le goût du design est venu à travers ma mère qui était couturière. Elle ramenait des tissus, et c’est comme cela que j’ai commencé à assembler,
à coudre. Lorsque ma mère me ramenait des vêtements, je les démontais et les refaisais de a à z, à ma façon.

 

Vous êtes né et avez grandi au Cameroun, puis vous êtes parti en France pour y faire vos études et travailler. Alors dites-nous pourquoi Bali (Indonésie) ?

J’ai d’abord étudié à Paris. Ce fut difficile d’arriver seul en France et je suis passé par toutes sortes de petits boulots avant d’intégrer Esmod Paris, puis de continuer à l’école de modélisme (AICP) et enfin à la Chambre Syndicale de Haute Couture. J’ai ensuite travaillé pour des grandes marques à différents niveaux. Alors pourquoi l’Indonésie ? Ma venue en Indonésie est liée à ma rencontre avec Jérôme Abel
Seguin, un sculpteur et designer français, qui vivait à l’époque à Sumbawa. Je suis allé le rejoindre et je suis tombé sous le charme de l’Indonésie, cet archipel aux multiples facettes. À l’époque, je voyageais beaucoup entre la France et Sumbawa. Depuis, je suis la majeure partie de l’année à Bali où repose mon activité principale de designer et créateur.

 

Vous avez travaillé plus d’une dizaine d’années pour des marques de renom. Qu’est-ce qui vous a poussé à lancer vos propres créations ?

A Sumbawa, je passais des heures sur les plages à me promener et à me ressourcer. J’ai immédiatement été attiré par des coquillages sur la plage, des bulots magnifiques. Un jour, j’en ai ramassé un et je l’ai
placé sur un de mes doigts en imaginant une bague montée avec ce coquillage.
C’est alors que je me suis lancé et que j’ai commencé à créer des bagues et des bijoux à base de ces coquillages. Je voulais leur donner une seconde vie. Puis, je suis passé aux sacs avec des coquillages de plus grandes tailles. Le succès fut immédiat. Le resort Amanwana sur l’île voisine, Pulau Moyo, a commencé à vendre mes bijoux; ce fut ensuite Selfridges à Londres, puis Colette à Paris. Mes créations ont aussi été utilisées pour décorer la vitrine des magasins Hermès à Paris. J’ai également gagné le prestigieux prix ‘‘Maison et Objets en 2003’’ grâce à ces bagues.

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